Phobos – Victor Dixen

phobosIls sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’oeil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Mon Avis

Ah Phobos, avec tout le foin remué sur la blogosphère, il fallait bien que je le lise. Tu parles une histoire de speed-dating avec des orphelins couplé à de la conquête spatiale et une méchante psychologue assoiffée de pouvoir, ça flairait déjà le best-seller à plein nez -sentez toute l’ironie de la phrase-. Cependant, il m’a quand même bien épaté ce premier tome de Victor Dixen. Si jusqu’à maintenant je ne vouais pas une quelconque excitation en voyant les étoiles, on peut dire que maintenant je suis balèze sur la conquête spatiale et Mars.
Avant toute chose il faut quand même signaler le talent de cet auteur. Très peu d’auteur sont capable de faire des révélations durant tout un roman et nous pondre une fin comme celle de ce premier tome. Sans compter que l’alternance des points de vues (qui ne font pas tous échos pour l’instant) rend la chose ultra dynamique et nous pousse évidemment à dévorer les pages puisqu’il a tendance à nous laisser sur un suspense entre les chapitres dont on a envie d’avoir le dénouement le plus vite possible. L’utilisation d’un vocabulaire plutôt employé par les auteurs américains rend également le texte très moderne et vivant et la non traduction des quelques phrases/mots en anglais est quand même bien appréciable (oui oui il faut arrêter de prendre les gens pour des demeurés et les laisser un peu se dépatouiller comme des grands).
Et que dire des personnages, Léonor petite frenchie des douze prétendants en combi -patriotisme oblige- est donc notre héroïne principale avec sa crinière de feu et ses petits secrets. Léonor, le garçon manqué pourtant ultra féminine et jolie, qui dessine et soigne les bobos mais surtout qui a un tempérament de feu. un tempérament tellement bouillant que parfois on a même du mal à la suivre face à ses réactions. Je ne suis pas forcément toujours d’accord avec la façon qu’elle a de régler ses problèmes mais elle est quand même extrêmement appréciable et naturelle. Les cinq autres filles m’ont touché à différents niveaux : j’adore Kelly qui a toujours une réparti qui saura m’arracher un sourire, Safia et sa douceur et son apaisement qu’elle peut apporter, Fangfang l’intello en opposition constante avec Kelly, Kris, la naïve Kris avec qui j’ai finalement peu accroché et enfin Liz que je n’aime absolument pas. Pour ce qui est des garçons, ce tome ne nous permet pas de les connaitre en profondeur mais je sais déjà une chose je n’aime absolument pas Alexeï et je pense que les tomes suivant ne feront que le confirmer malheureusement mais je le sens pas à 10 kilomètres celui ci. Kenji et Samson reste pour moi des mystères. J’ai l’impression d’un Tao très timide ce qui le rend donc à mes yeux sympathique -il ne faut parfois pas chercher à comprendre le pourquoi du comment-. Enfin Marcus et Mozart, j’ai apprécié autant l’un que l’autre, j’arrive pas à détacher un des deux, j’attends de voir le deuxième tome pour me faire une idée plus précise sur la question.
Mais le point fort de Phobos ce n’est pas son speed-dating, même si on se prend au jeu. C’est la révélation qui arrive assez tôt dans le roman et qui remet en question tout l’avenir de nos prétendants. Difficile d’en dire plus sans spoiler mais une seule chose m’a réellement agacé c’est l’avancement de cette intrigue à bord du vaisseau, qui n’avance pas du tout durant 400 pages pour s’accélérer comme un dingue à la fin. Le plot de fin est pour moi un des meilleurs pour un premier tome et je dis ça uniquement parce que j’ai déjà le deuxième tome dans les mains. Sinon je pense que j’aurais détesté Victor Dixen pendant un moment.
En définitive, Phobos est un excellent roman, très dynamique avec des personnages haut en couleur (que ce soit les gentils ou les méchants), des histoires annexes qui nous donne envie d’en savoir plus et surtout une irrépressible envie de lire la suite immédiatement.

Ma note : ★★★★☆

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3 réflexions sur “Phobos – Victor Dixen

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